Bone Weary, Certain Age Collective (Chrystene Ells, Laura Hargrave, Sheila Nourse, Loretta Paoli, Anne Vaasjo)

Sculpture en techniques mixtes réalisée à partir d’une section quadrangulaire d’un poteau de clôture en bois de 10 cm x 10 cm x 23 cm. Une vertèbre de vache blanc grisâtre repose sur le dessus. La base repose sur quatre perles en plastique formant le mot « PAIN », au-dessus de quatre épingles en plastique. Sur l’un des côtés figure une image IRM de la colonne vertébrale vue de profil, dans des tons bleus avec des rayures blanches. Un autre côté présente un collage en techniques mixtes noir, blanc et vert pâle, avec un dessin au trait représentant un squelette, du texte et de la peinture. Deux aiguilles à tricoter grises transpercent un coin à des angles de 30 à 40 degrés. Un autre côté montre du bois peint en bleu marine avec un dessin au pastel sur papier gris représentant une femme regardant vers le haut ; des points de suture en catgut courent le long du bord droit. Une autre face présente un assemblage bleu et blanc, comprenant une porte sur laquelle est inscrit « pain » en lettres noires ; la porte intérieure porte le mot « mend » ; à l’intérieur se trouve un petit squelette de torse humain sculpté en blanc, relié aux aiguilles à tricoter par une ficelle.

Titre : « Bone Weary », Certain Age Collective (Chrystene Ells, Laura Hargrave, Sheila Nourse, Loretta Paoli, Anne Vaasjo)

Artiste : Certain Age Collective (Chrystene Ells, Laura Hargrave, Sheila Nourse, Loretta Paoli, Anne Vaasjo)
Date : 2025
Technique/Matériaux : Sculpture (bois) ; assemblage (objets trouvés) ; techniques mixtes (encre, peinture, pastel, collage)
Dimensions : 33 cm x 35 cm x 20 cm
Forme/Genre : Assemblage

Mots-clés/Thème/Étiquettes : Douleur chronique ; Âgisme ; Persévérance

Déclaration de l'artiste :

L'âgisme est la dernière forme de discrimination « tolérée » et il est en grande partie responsable des absurdités structurelles, des mauvaises décisions et de l'indifférence qui ont conduit à l'effondrement du système de santé. À mesure que nous vieillissons, nous voyons notre qualité de vie et notre espérance de vie diminuer, tandis que notre fardeau financier s'alourdit. Nous sommes traités par les professionnels de santé, au mieux, avec un paternalisme bienveillant, au pire, avec des abus institutionnels. (Par exemple, la pandémie de Covid a révélé des abus et des décès dans les établissements pour personnes âgées). L’âgisme est souvent une forme de marginalisation oubliée.

Le Certain Age Collective est un groupe de cinq artistes féminines d’âge mûr, âgées de 61 à 75 ans, réparties dans deux provinces. Après avoir consacré leur vie à la pratique artistique, unies par un désir commun d’échanger et de mener un débat critique, elles se réunissent en ligne depuis cinq ans. Elles souffrent toutes de problèmes chroniques de dos invalidants. Au sein du Certain Age Collective, on recense également des cas de diabète, de la maladie de Parkinson, de cancer et de fibromyalgie. L’une d’entre elles souffre d’un syndrome de stress post-traumatique d’origine médicale, conséquence d’années de soins insuffisants et inadaptés. 

Tous ces éléments ont une incidence sur leur bien-être et leur pratique artistique.


« Bone Weary » s’inscrivait dans le cadre d’un projet à distance visant à créer une série d’œuvres collaboratives sous le titre provisoire « From a Distance ». Chaque artiste commence une œuvre qui est ensuite transmise à la personne suivante, jusqu’à ce que les cinq artistes aient tous apporté leur contribution. « Bone Weary » a pris naissance sous la forme d’un morceau de poteau de clôture de 10 cm x 10 cm x 24 cm, sur lequel figurait une image de la colonne vertébrale d’Anne Vaasjo montrant une sténose.

Le fait qu'ils aient tous en commun de vivre avec des maux de dos a donné lieu à une réaction forte et unie.

Contexte culturel / Histoire derrière l'œuvre :

Le collectif Certain Age est composé de cinq artistes canadiennes âgées de 61 à 75 ans, réparties dans deux provinces. Elles ont notamment toutes en commun des problèmes chroniques de dos invalidants. Certaines d’entre elles souffrent également de maladies chroniques, notamment de diabète de type 1, de la maladie de Parkinson, d’un cancer et de fibromyalgie. L’une d’elles souffre d’un syndrome de stress post-traumatique d’origine médicale, conséquence d’années de soins insuffisants et inadaptés. Tous ces éléments ont un impact sur leur bien-être et leur pratique artistique. Bone Weary n’était pas une œuvre d’art planifiée, mais a été créée dans le cadre d’un processus collaboratif expérimental et séquentiel, semblable à l’exercice du « cadavre exquis ». L’artiste à l’origine du projet, Anne Vaasjo, n’a communiqué ni concepts ni intentions aux autres artistes ; alors que l’œuvre circulait sur des kilomètres d’une artiste à l’autre, elles n’ont pas discuté de l’œuvre ni de leurs réflexions. Cette œuvre s’est déployée et a évolué naturellement en tant que réponse collective à la proposition initiale de Vaasjo : la vertèbre de vache et l’image IRM de la colonne vertébrale griffonnée sur un morceau de poteau de clôture. La contribution de chaque artiste s’est nourrie de sa propre esthétique, de son interprétation, de son expérience, de son état de santé et de son point de vue, s’appuyant sur des années de pratique des arts visuels et de formation dans ses choix créatifs. Le résultat final s’est imposé comme un tout cohérent.

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